FOLKS POP IN AT THE WATERHOUSE – Compilation
FLOWERS FROM THE MAN WHO SHOT YOUR COUSIN- Hapless

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David-Ivar Herman-Dune et ses amis, sous-titre commode mais aucunement moqueur, l’initiative étant louable, d’un label oeuvrant à la reconnaissance d’une récente scène (anti-)folk qui, à défaut d’être francophone stricto sensu, a fait de Paris (et du bar le Pop In plus précisément) une terre d’accueil fertile, en une tentative de pendant européen aux remarquables maisons que sont les américains Jagjaguwar, Secretly Canadian et consorts. Du premier nommé en maître de cérémonie et titre introductif au final par l’érudit Paloma, la première compilation du label déroule un paysage plaisant et étonnamment homogène où l’on retrouve figures connues (Cyann & Ben, Lisa Li-Lund, El Boy Die, HitchcockGoHome! et l’indispensable Julie Doiron) et révélations obligées au rang desquelles Oly Arkle et Tcharlz font impressions solides. Un label en vraie famille artistique, unie et sure d’elle, et dont le premier rejeton/production hors-compilation est l’artiste au nom le plus singulier de la sélection : Flowers From The Man Who Shot Your Cousin, Morgan Caris à l’état-civil, élevé entre Paris et le vert état de New-York, bercé de folk, de Leonard Cohen vraisemblablement, de Silver Jews et de David Pajo en son Papa M assurément (un agréable “Girls” dans cette jolie veine). Disque intime sans être intimiste (“I Do Not Love You Anymore“), faussement sombre, nostalgique et bucolique, parfait pour les feux de camps autant que les concerts enbitumés… Et avant-garde impeccable et emblématique d’un label que l’on espère pérenne et audacieux.

Waterhouse Records/Musicast

mars/avril 2006

April 1, 2006

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