OCTAVE NOIRE – Néon

Du Alain Chamfort dans les premières déclarations (“Cent millions d’années / Une seconde / Une éternité / Pour faire un monde” redits plusieurs fois quasi mot à mot – sur tout “Un nouveau monde”) et plus loin aussi (“L’envol”). Assimilable désormais à une chant lent presque paresseux, à une ligne de basse relevée progressivement avec successions de nappes électro et ornée d’arrangements orchestraux.

Et d’envies immédiates de grands écrans, de travellings mémorables, d’acteurs héroïques, d’actrices envoûtantes, de drames inoubliables et de voyages majestueux (l’introduction de “Belem Belem” et les madeleines de péplums, une étonnante géographie trouble). “My hand in your hand” et sa scénographie superbe pour signifier qu’on n’a pas encore tout vu / tout entendu et qu’on voyagera loin, en langages entremêlés… Qu’on verra même “La neige en été” (rien à voir avec le titre de Diabologum, si ce n’est les impressions fortes) et qu’on finira pas danser “Sur un tube disco” explicite, juxtaposé avec une sorte de comptine au Bontempi – réjouissante version ralentie de ce qui aurait pu être un hit de Husbands...

Octave Noire ou refaire du neuf avec du pas encore suranné, en isolant le meilleur, décision idéale pour coïncider avec les besoins actuels…

Octave Noire (Yotanka)

January 22, 2017

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