FRANCOIZ BREUT – Zoo

Visuel FRANCOIZ BREUT - ZooElle charmait déjà autrefois de sa seule voix, portée par des foules d’admirateurs (Dominique A en tête, suivi de Katerine, Yann Tiersen, Joey Burns, les Herman Düne et de tant d’autres) jusqu’au moment de l’émancipation et, désormais, d’autant d’albums en interprète qu’en auteur attitrée (avec Stéphane Daubersy, son complice, à la compostion). A l’écoute de “La Danse des Ombres”, un de ses meilleurs morceaux en vingt années de joliesses, on ne se plaindra pas trop de cette prise d’indépendance et de son affirmation renouvelée.

Zoo, donc maintenant, comme un bestiaire d’émotions et d’autres audaces (chanter-réciter en allemand après l’italien et l’anglais des disques précédents), avec la respectabilité inhérente au statut de muse (Adrian Utley, de Portishead, fan avéré, à la réalisation pointilleuse) : le chant en avant, au-dessus, les mélodies en roue-libre, les arrangements en formes de trouvailles… et cette façon qu’on admire chez elle de rendre tellement contemporaines et légères des formes musicales passées et stéréotypées chez d’autres. (“Le Jardin d’Eden” en Bande Originale d’un magnifique film qu’il aurait fallu réaliser dans les années soixante-dix ou “Deep Sea River” en classique chanson de crooneuse). Avec sourire désarmant, de surcroît irrésistible.
Zoo, comme un album d’épanouissement, le précédent La Chirurgie des Sentiments, multiplié : plus de fantaisie et d’euphorie (“L’Arbre”, exemple frappant). Et logiquement, de notre part, plus d’allégeance encore…

Françoiz Breut (Caramel Beurre Salé)

March 28, 2016

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