EMILY JANE WHITE – Victorian America

Dès les premières mesures de “Never Dead“, un brouillard d’influences et d’affinités (Cat Power, Alela Diane, Tarnation…) qui, comme des évidences trop crues, s’effacent et s’oublient presque immédiatement… et alors, le bonheur sombre et mélancolique d’une lettrée récitation de compositions étonnamment complexes et aux fulgurances qui laissent béat. D’admiration, et d’amour aussi. Estomac noué, de bout en bout, d’un “Stairs” morceau fleuve en miniature, de la simplicité envoûtante du morceau éponyme, de la douceur de “The Country Life“, de la rage contenue de “Red Serpent“, de chavirements nombreux et délectables. Arrangements de cordes, somptueux sans être cavaliers, et voix de sirène sûre d’elle… les symptômes ne trompent pas. “Dark Undercoat“, le précédent et premier album, c’était la bise sur la joue, une simple amourette adolescente. “Victorian America” c’est le baiser volé, le baiser passionné, le baiser de cinéma, le baiser qui marque. Durablement et profondément, un classique instantanément.

Talitres/Differ-Ant

From “Never Dead” to the last song, dark happiness and melancholy and the great feeling of falling in love deeply. Well, a masterpiece…

Web : Emily Jane White

October 24, 2009

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