Posted by Julien on September 6, 2010
“N°3” est un très bon album, le fait est établi désormais. La déception critique à son égard est, rétrospectivement, compréhensible à la réédition par Secretly Canadian de “N°2” prédécesseur rapidement devenu introuvable, encensé à nouveau, à juste titre. L’esthétique suédoise appliquée à des principes britanniques (on pense à Lush et aux Sundays sans électricité, à The XX les pieds dans l’eau, à une version indé d’Enya parfois aussi) avec supplément de légèreté, peut-être d’innocence et, assurément, de brièveté. Une pop électro et sensuelle (“My Love“), faite de susurrements et de beats doux, de percussions étonnamment exotiques (le grandiose “Things Will Never Be The Same Again” en introduction bluffante, l’envoûtant “From Africa To Malaga” aussitôt). Une musique propice aux divagations (une feuille de cannabis en guise de pochette) et à l’écoute béate et revendiquée. Un disque pour fondre…
JJ (Secretly Canadian)
Posted by Julien on September 6, 2010
Jordan Geiger a mis du cœur et de la délicatesse dans sa musique. Il a pris son temps et s’est appliqué aux harmonies de son premier album solo (sous ce pseudonyme bien étrange, emprunté à un titre des Flaming Lips). Le leader de Minus Story (et membre de Shearwater), de sa voix parfois un peu irritante et faussement adolescente, y joue un Daniel Johnston sain d’esprit dans un bazar instrumental riche et enjoué, avec la foi de celui qui rêve de démesure folk tout en restant raisonnable. De la bonne volonté, mais trop d’innocence, plaisante dans sa retenue un peu folle mais frustrante pour les envies suscitées…
Hospital Ships (Kütu Folk Records)
Posted by Julien on September 5, 2010
Des morceaux aux noms de villes, de rue, d’autres endroits évocateurs de souvenirs et un piano presque seul pour retranscrire des souvenirs et des atmosphères. Un background très discret de textures synthétiques pour préciser l’ambiance et enjoliver l’effet… Le jeu de Keith Kenniff (alias Helios dans un monde plus électro) est moins improvisé, moins instinctif que celui de l’allemand Nils Frahm, il perd en fraîcheur ce qu’il gagne en pouvoir de représentation et simplicité touchante (“Bowen” morceau court et magnifique). L’héritage d’Erik Satie en son aspect le plus “sérieux”...
Goldmund (Western Vinyl)
Posted by Julien on September 5, 2010

Il y a sur cet album quelques-unes des plus jolies chansons qu’aurait pu chanter Chan Marshall à l’époque de “Moon Pix” (la magnifique “Buried Alive“, “It’s Not Enough“, “Test“…) mais elles passeraient, hélas, presque inaperçues dans un disque bien long, qui donne trop d’importance à des mélodies banales. Passion mais maladresse, du folk fait maison en solo avec les éclats et les risques inhérents à la méthode et au style : des emballements fugitifs, du charme passager, des regrets mais de l’espoir, et l’intrigante inconnue de douces promesses à suivre…
Christina Antipa (Waterhouse Records)
Posted by Julien on September 2, 2010
Pour ne pas craindre la concurrence, il faut l’éliminer… ou faire en sorte qu’elle ne puisse exister. The Books fait une musique vraisemblablement unique, à l’écart des catalogues et styles référencés, descriptible en bribes plutôt qu’en son ensemble, plus concrète que celle du même nom, même si l’abstraction est sa composante essentielle. On flirte avec le collage, le patchwork, la musique d’ascenseur et l’expérimental insupportable. On frôle Devo, les scratcheurs autistes et les compilations d’illustrations sonores. On s’approche dangereusement du n’importe quoi pour mieux s’en défaire aussitôt… The Books, c’est de la littérature cut-up chère à William S. Burroughs : du découpage et de la réorganisation, des associations d’idées, de textures, de boucles et de discours qui font naître une oeuvre singulière à l’extrême (parfois étrangement “classique” au final), une pop faite de rythmes saccadés et de superpositions. Rebutante sur le papier, parfois extrêmement enthousiasmante sur bandes, une mixtape savante du monde ambiant, modes d’emplois inclus…
The Books (Temporary Residence)
Posted by Julien on August 29, 2010
Comme l’invention célèbre de leur homonyme hongrois du siècle dernier, l’album des finlandais Rubik est multi-facettes et casse-tête pour toute organisation carrée : pop eighties un peu naïve et superficielle, bondissante et enthousiaste avec chant dopé à l’hélium et harmonies bubble-gum fantaisistes mais soignées au gré de ludiques changements de rythmes et d’emballements exaltés (“Radiants“). Du I’m From Barcelona en condensé, du Of Montreal ou du Arcade Fire aux dimensions épiques retenues, de grands espoirs annoncés… Sous une apparence frivole (“You Jackal !!“), un divertissement de qualité et des heures de “jeu” en perspective…
Rubik (Talitres)
Posted by Julien on August 29, 2010
Le détournement de samples utilisés comme sur les vieux Mogwai, du Slint quand il faut un peu pousser le volume, du Tad taille slim, du flirt poussé avec le hardcore souvent et des cavalcades sur les cordes (un math-rock très technique mais pas démonstratif) qui donnent l’illusion d’un groupe alors qu’on écoute un duo guitare et batterie. Sophistications et Don Caballero en ligne de mire…
Ed Wood Jr (Autoproduction)
Posted by Julien on August 29, 2010
Natureboy est une femme qu’on imagine plutôt apprêtée et ce patronyme trompeur n’est pas l’unique paradoxe : c’est Courtney Love qu’on croirait entendre (“Pariah“), mais à jeun, la voix étonnamment mature et affirmée pour une si jeune chanteuse. Des origines iraniennes de Sara Kermanshahi, on ne décèle presque rien, quelques indices pour trahir (‘Dither“) et encore, c’est l’Amérique en langueur capturée ici, entre du post-grunge lent, un peu daté (“Bad Dream“) et l’esthétique d’un label aux choix précieux (Talons’ entre autres) qui privilégie souvent l’hypnotisme et les émotions répétées. On aimerait aimer outrageusement ces belles odes, les hisser aux côtés de celles de Mazzy Star ou Tarnation, en versions plus urbaines, mais la torpeur l’emporte. La monotonie est jolie, insuffisamment envoûtante cependant…
Natureboy (Own Records)
Posted by Julien on July 8, 2010
[…] “Terminal” est géographiquement improbable et est temporellement tout aussi inconcevable : Frank Sinatra en duo avec Judy Garland, chantant sur une partition de Prokofiev qui aurait trop écouté les Bee Gees et Abba (voire Ace Of Base) et bu bien plus de brennivín arrangé qu’il est raisonnable de faire. Des musiciens en mocassins, pantalons de velours élimés et patte d’eph, chemises de bûcherons, nœuds pap et crêtes punks, qui porteraient des Rayban pour protéger des effets scélérats de la réverbération des glaciers et autres neiges éternelles. Ou de ce que l’aveuglement permet d’envisager. Cette musique est un fantasme de luminosité dans un pays situé au-delà du cercle arctique. On y imagine des champs de blé au soleil, des gens courant nus dans la campagne et on retranscrit tout ça en notes délurées : des sourires à en faire péter les liftings, une joie de jouer communicative, et un casting stéréotypé fort sympathique.
La cantatrice Sigríður Thorlacius n’a pas les moyens d’une diva mais elle a ce supplément d’envie qui transforme un morceau de chambre en superproduction hollywoodienne (“Feels Like Sugar“), un elixir qui agit sur les sens, désinhibe et charme sans retenue. Judy Garland a pris un peu d’âge, la comédie musicale américaine, telle qu’on la connaît en extraits, devient sexy subitement, le Magicien d’Oz est un bel étalon et Dorothy une pulpeuse adolescente qui déclenche des pulsions inavouables (“Montabone“). La diva fait aussi du r’n’b sur lit de violons (“7 Years“), de la soul de travers, mais c’est bien plus sensuel que n’importe quel bataillon de lobotomisées en bodies à paillettes, même par températures négatives.
Högni Egilsson, le Sinatra de la saga, seul en scène ou presque, croone évidemment et émeut (“Sonnet For Matt“). Il s’excite gentiment, dévie et s’essouffle, fait dans l’aigu quand on s’attend au grave pour un grand gaillard blond qui vocalise avec force. Quand il convoque l’orchestre symphonique pour donner à ses chansons l’ampleur qu’elles méritent, Nico Muhly et Sufjan Stevens prennent des leçons d’arrangements, Dickon Hinchliffe s’incline et l’affreux Yvan Cassar quitte aussitôt le business écoeuré. Le somnambulisme autorise les excès de langage et l’enthousiasme sans limite, mais le réveil confirmera ces élans laudateurs.
La croisière s’amuse dans les fjords (“Stay By You“) avec un peu de tangage et de valse hésitation. On vire de style comme de partenaire puis tout rentre dans l’ordre à la fin : l’Islandais est excentrique mais respectueux des convenances. Mais quand le rythme est pris, le Eyjafjallajökull devient piste disco, crache des cendres fluorescentes, on se déhanche sur ses pentes colorées, les pas de danse s’incrustent dans la poussière et tissent des motifs ornementaux. Ca groove sévère sous 65° de latitude nord (“Water Poured In Wine“) et les drogues sont puissantes, parait-il… […]
Hjaltalín (Borgin Music)
NB : Ceci est une version (légèrement) abrégée d’un article disponible ici, sur la Blogothèque
Posted by Julien on July 8, 2010
L’album précédent, “Two“, avait pour sous-titre “The Biographer” et évoquait des vies plus ou moins imaginaires en un folk-rock plutôt paisible. “Three” est “A Collection Of Monsters” et si le style du duo helvète s’étoffe un peu, respire d’autres airs purs (“The Blue Lake Of Lännalöt” qu’on croirait démo oubliée des Kings Of Convenience), le propos, lui, s’assombrit logiquement : “I cry with both joy an danger/I have commited murder” sur “Serial“, un viol sur “My Sweet Girl“, d’autres sortes d’horreurs et une synthèse presque parfaite sur “The Monsters“, morceau marquant par sa batterie obstinée et le chant doux du Baron Alexander J. S. Cracker. Des choses affreuses, mais un sens de l’élégance remarquable (jusqu’à la pochette) et un groupe singulièrement doué et intriguant.
Chapter (Saiko Records)
Posted by Julien on July 4, 2010
Ecouter Programme à côté d’un chantier urbain, le bruit agressif du marteau-piqueur pour sur-rythmer la musique déjà saccadée de Damien Betous et les scansions abruptes d’Arnaud Michniak, une expérience, somme toute, assez idéale. “C’est Une Epreuve De Force” assurément parfois (la demi-heure performance de “Nous“, très exigeante), au leitmotiv “agent réel” comme vigie politique et poétique à sa manière ; le parpaing dans la gueule comme déclic, le slogan radical comme étendard, la nausée comme arme de persuasion, la lutte comme raison artistique… “Il n’y a pas de calme avant la tempête, c’est soit le calme, soit la tempête. Ou alors le début de la tempête…“. Visionnaire, faussaire, prophète, gêneur, conscience et/ou utopie. Et plus encore…
Programme (Ici d’Ailleurs)
Posted by Julien on July 4, 2010
Sur les traces en pente de leurs remarquables voisins d’Agora Fidelio, les Toulousains de Palace Inopia font, en anglais, un rock tendu, long en développements, post-quelque chose, qui doit au métal quelques riffs et cris puissants et qui ambitionne d’emblée des sonorisations de stade. Des dérives faciles parfois pompières (éteignons le Muse qui couve), des imperfections logiques, l’abus de samples mais quelques fulgurances (le passage en chœurs détonants sur “Crosses On The Eyes“) et la concentration raisonnée en dix titres de ce qui aurait déjà presque pu alimenter une carrière : “Arms Wide Open” bout, trépigne, accumule de la retenue et intériorise ouvertement les envies de déflagrations (“Human Angels“, en cela exemplaire). Du bon stress, ici, en l’occurrence…
Palace Inopia (Echo Palace)
Posted by Julien on June 27, 2010
Il y avait des signes avant-coureurs, des indices flagrants et des détails qui font l’essentiel d’un jugement élogieux. [...] Les Meursault sont écossais et leur chanteur, Neil Pennycook, a l’accent rugueux des Highlands, intact même dans les cris et la violence. Leur musique, dans ses moments les plus paisibles comme dans les plus véhéments, est l’affirmation d’une identité locale extrêmement forte : c’est du Twilight Sad en version folk lo-fi, de l‘abnégation, du travail et du don de soi. On ne compose pas la magnifique balade “Weather” nonchalamment sur un coin de table ; on la vit pendant des mois, on la hante, on l’incarne totalement. On ne peut pas enregistrer les distorsions et les stridences de “New Ruin” ou “What You Don’t Have” sans avoir la chair de poule du début à la fin et sans finir exténué, vidé. Si la voix est recouverte, enveloppée de sons noise et de murs acoustiques puissants, c’est que cette couche de saleté est essentielle, pour ne pas mettre à nu trop facilement classe et élégance, il faut un peu de lutte, de combat. Il faut de la sueur, beaucoup, c’est une musique d’efforts constants, une musique de dépense, et l’auditeur en prend sa part. [...]
Meursault (Song, By Toad Records)
NB : Ceci est une version abrégée d’un article disponible ici, sur la Blogothèque.
Posted by Julien on June 27, 2010
Ou comment gâcher des intentions louables. Coliseum aurait pu passer pour un fort respectable groupe stoner : batteries et basses lourdes, rigueur et techniques instrumentales irréprochables, des idées et des bonnes influences (Grails, entre autres)… Mais le chant de Ryan Patterson est tellement caricatural qu’il réduit immédiatement à néant toutes les velléités de soutenir le disque : essoufflement dès les premiers cris, incapacité à tenir la moindre note ou le plus bref grognement, variations incessantes de la hauteur de la voix, toutes choses qui en font une parodie, quand un rock instrumental aurait recueilli plus d’adhésion. Les rares chœurs laissaient pourtant augurer d’une plus grande sobriété dans le registre, il faudra songer alors à recruter à ce poste…
Coliseum (Temporary Residence)
Posted by Julien on June 20, 2010
Ce sont les Beach Boys qu’on égorge ou les Wooden Shjips qu’on chatouille : des impressions fugaces et plus qu’approximatives, tant la musique de Secret Cities s’entend par constructions de bribes et associations d’idées séduisantes. Débuter par de la pop psychédélique et brouillonne made in Brian Wilson, transgresser les règles du genre avec un sont étouffé lorgnant folk lo-fi, avant de bouleverser avec “Slacker” et affirmer ainsi, à l’envie et en ordre dispersé, une fascination pour ce qui pourrait être des très belles démos acoustiques d’Electrelane : chant faux mais émouvant, hypnotisme et ambiance éthérée, charme à la Woodbine, improbable mais diablement efficace. Et puis “Pink Graffiti Part 1.” Imparable machine à danser, détonnante d’abord dans l’album, qui ripe et se détraque progressivement, génialement. Sifflements, xylophones et distortions, cordes et voix spectrales, percussions martellantes et chœurs déviants… de quoi bâtir des cathédrales quant on pourrait se contenter d’églises. Western Vinyl, gage de grande qualité et parmi les disques de l’année, assurément.
Secret Cities (Western Vinyl)
Posted by Julien on June 19, 2010
Des origines libanaises, il ne reste plus grand chose sur cet EP heureusement inspiré des oeuvres de Mazzy Star : quelques sons locaux et intonations sur un morceau à peine (“Blue Of Princes“), davantage de chaleur dans la voix, un charme moins glacial, une langueur plus sensuelle, peut-être… ou pas. Ici, on a abandonné les rivages méditerranéens pour les étendues désertiques de l’ouest américain, les rythmes dansants pour les textures contemplatives, un tourbillon frénétique de vie pour une lenteur noble (posée même sur les rythmes plus vifs de “Rouge (True Love Is Gonna Spill)“) en ornant les chansons d’arrangements raffinés mais discrets, comme un luxe invisible qui force l’adhésion et impose le respect poli.
Nadine Khouri (One Flash Records)
Posted by Julien on June 10, 2010
Un rock lent et court, de chambres étroites et monastiques, aspirant à repousser les murs et fait dans les règles d’un artisanat précieux (celui d’un label louable, hôte de Talons’, entre autres). Un duo mixte qui évoque Damon & Naomi en versions épurées, des chansons ouvragées mais presque hermétiques finalement, malgré les perspectives et les envies de les appréhender : ainsi un “Shine” symptomatique d’un morceau prêt à bouleverser mais qui se refuse à le faire…
Travels (Own Records)
Posted by Julien on June 6, 2010
... and the party will last forever ! Toute la nuit au moins, le revival Madchester plus que crédible nécessitant drogues fortes et substances appropriées pour tenir jusqu’aux petites heures du matin, enchaîner befores et afters et ainsi de suite, groove de basses et synthés psychés vrillés dans les tympans, le subconscient abreuvé de refrains à peine assimilés, qu’importe. Du rock de club, Primal Scream et consorts dans le viseur, éliminés pour la bonne cause à coup de morceaux bluffants d’efficacité (“Electronics” en tête, subjectivement). Vingt ans de retard certes mais un des meilleurs albums du genre britannique, par un quintet parisien de surcroît : excellent deal.
Shit Browne (Asphalt Duchess)
Posted by Julien on June 2, 2010
Du Beach Boys frelaté, encore délectable tout de même, avec vocalises en forme de miaulements et falsetto poussé dans ses plus lointains retranchements, et hymnes (“Voodoo“, d’entrée de jeu, leur “Janglin” fédérateur, ou plus loin “Cryin’ Smoke“) pour amateurs de chorales barrées, disciples dévoués d’I’m From Barcelona et admirateurs éclairés de folk psychédélique tendance brute. Ganglians, c’est un quatuor de Sacramento, hippies avec confort moderne, qui ont vraisemblablement eu une éducation indé (“Valient Brave“) fréquenté le métal (“100 Years“) et la cold wave (“Blood On The Sand“) mais vénèrent surf comme calypso music. Des jeunes gens pressés cependant, qui oublient la production, négligent le mixage et salopent les prises (voire même, mélangent les bandes : “The Void“) avec l’arrogance des plus doués. Et l’aval critique…
Ganglians (Souterrain Transmissions)
Posted by Julien on May 29, 2010
C’est le Belle And Sebastian de “Tigermilk” qu’on entend dès les premières secondes, des échos lointains des Delgados ailleurs, un enracinement écossais qui lorgne aussi souvent de l’autre côté de l’Atlantique nord et jalouse la gouaille d’un tenancier d’Okkervil River et le sens mélodique des Fleet Foxes (“Spine (MMIX)” qui évoque la belle démo “Textbook Love” des américains des bois). La pop folk de Loch Lomond est orchestrale de cœur, solide en mélodies et ne se contente pas d’envies ou de fantasmes, elle sais également s’approprier les airs du temps en une écriture remarquable. Foule d’instruments, chœurs pleins d’allant, retenu ou élans, le collectif a beaucoup de choses à exprimer en un simple EP de cinq chansons aux vertus et perspectives réjouissantes.
Loch Lomond (Song, By Toad Records)