XIU XIU – Angel Guts : Red Classroom

Visuel XIU XIU - Angel Guts Red ClassroomAvez-vous déjà entendu un synthétiseur agoniser ?

Avez-vous déjà entendu une voix chanter d’outre-tombe ?

Avez-vous déjà entendu des sons suicidaires ?

Avez-vous déjà entendu le derniers derniers hurlements d’animaux ?

Avez-vous déjà entendu l’horreur être écœurée ?

Avez-vous déjà entendu des psychopathes s’évanouir de frousse ?

Avez-vous déjà entendu des cris effrayer les bourreaux ?

Avez-vous déjà entendu Suicide se faire tout petit ?

Avez-vous déjà entendu eu peur en écoutant un disque ?

Avez-vous tout de même apprécié ce disque et reconnu le génie étrange de Jamie Stewart ?

Xiu Xiu (Bella Union)

April 17, 2014  Comments Off

TROIS DISQUES DE JAZZ

Visuel PIERRICK PEDRON - Kubic's CurePierrick Pedron – Kubic’s Cure

Reconnaître par bribes, le saxophone incongru dans l’univers de Cure s’amusant à décomposer, moduler, recomposer les thèmes vintage et leur offrant un écrin déstabilisant au premier comme au xième abord. “A Forest”, “Lullaby”, “Just Like Heaven” ou “Boys Don’t Cry” revisités, éclatés, hauts en couleurs, en associations improbables, un kaléidoscope brutal aux néophytes. Mentions spéciales au saisissant “A Reflection” et au “Killing An Arab” devenus instantanément classiques.

Pierrick Pedron (The ACT Company)

 

Visuel ALEX STUART - Place To BeAlex Stuart – Place To Be

Reprise aussi chez le guitariste australien Alex Stuart, mais une seule, le “Where Is The Line” de Björk, sombre, torturé, minéral, très beau. Le reste : du post-jazz, (comme ailleurs on parle de post-rock), piochant largement dans des influences africaines (le morceau éponyme, autre temps très très fort de l’album) et frôlant par cycles courts des sommets d’intensité (l’éloquent “Little Black Lion” initial) et de groove saccadé, et passant de clubs enfumés new-yorkais aux savanes brûlantes en transitions fugaces, indécelables ou presque.

Alex Stuart (Gaya)

 

Visuel WATERBABIES - Inner IslandWaterbabies – Inner Island

Duo batterie clavier volontiers tenté par la pop (structures comme ambiances) comme par les expérimentations électro (l’usage du vocoder, l’abus de basse, “Nacht” un peu fou) mais qui hésite à s’éloigner trop des standards et d’un joli classicisme sobre et plutôt minimal. Du piano-bar en somme, mais des années 2050, pour des palaces robotisées et une clientèle excentrique mais garante des traditions…

Waterbabies (Naïve)

April 14, 2014  Comments Off

MICAH P. HINSON AND THE NOTHING – Micah P. Hinson and The Nothing

micahpinsoncouvLa country gangrenée par les préceptes et interdits religieux. En toile de fond, d’abord. Mais immédiatement complètement revue, réinterprétée, bafouée autant que révérée…

Micah P. Hinson en a bavé, cela s’entend, dès les premières notes, les plus brutales de l’album, histoire de planter le décor, et de fausser un peu les impressions. Parce que dès “On The Way Home (To Abilene)” ce sont Howe Gelb, Bill Callahan, Will Oldham, les hautes sphères qu’on fréquente, l’Amérique profonde mais celle qui a voyagé, qui s’est ouverte aux autres (ici, en l’occurence, des musiciens espagnols et Andy MacFarlane, guitariste/compositeurs des géniaux écossais de The Twilight Sad) et s’en enorgueillit. Et s’épanouit dans l’épure et la très belle sobriété (“I Ain’t Moving”, “The Quill”) comme dans le plus beau du folk countrysant (“The Life, Living, Death And Dying, Of A Certain And Peculiar L. J. Nichols”), la valse brillamment réinterprétée (“Sons Of The USSR”) ou l’inqualifiable majesté (“The Crosshairs”, morceau caché).

Disque majeur de 2014, comme de 1954, de 1884 et de 2044…

Micah P. Hinson and the Nothing (Talitres)

April 10, 2014  Comments Off

ELENI KARAINDROU – Medea

Visuel ELENI KARAINDROU - MedeaPlus encore peut-être que dans ses disques précédents (Trojan Women ou les Bandes Originales des films de Theo Angelopoulos The Weeping Meadow et Eternity And A Day), il y a sur Medea un sens de l’épure rarement atteint dans la discographie pourtant déjà riche d’Eleni Karaindrou.

Notes qui se suivent respectueusement, se chevauchent avec parcimonie et respect, s’étirent longuement, jusqu’au bout des souffles… et tracent les contours d’un paysage blanc, brûlant, ancestral et magnifique.

Des réminiscences de son chef d’œuvre (Ulysses’Gaze/Le Regard d’Ulysse), des thèmes lents, répétitifs et obsédants, pesants et bouleversants et les cinq morceaux avec chœurs proches des cimes de perfection.

Eleni Karaindrou (ECM)

April 6, 2014  Comments Off

YOYOYO ACAPULCO – YYY ACA

Visuel YOYOYO ACAPULCO - yyy acaD’une pop joyeuse, théâtrale, à la Noah and the Whale, capable presque d’entrée d’enchaîner le tube sautillant de l’été (“Summer Fling”, drague, piscine et apéro) au hit de l’hiver (“Snow Song”, sa version plus anti-folk-pop choral), à des mélodies plus graves en deuxième partie d’album et un “Before” au songwriting splendide.

Le nom, déjà promesse d’exotisme, première entorse aux évidences (les Yoyoyo sont norvégiens) et les premières intentions euphoriques remises en cause par une sorte d’étrange calypso du froid, un peu plus réfléchi, et tout autant emballant.

Le tout avec maladresse, déraillements, bonnes fausses idées et en moins d’une demie-heure, exploit remarquable et disque psychotrope...

YoYoYo Acapulco (BB Island)

April 3, 2014  Comments Off

ELYSIAN FIELDS – For House Cats And Sea Fans

Visuel ELYSIAN FIELDS - For House Cats And Sea FansUn constat un peu amer : si les magnifiques “Alms for your Love” et “Next Year in Jerusalem” entretiennent l’espoir presque d’entrée d’album (ambiances vaporeuses et éthérées, son cristallin, élégance rarissime en chanson), au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent, l’attention baisse, le charme et ses effets précédemment dévastateurs en berne temporaire et l’intérêt évasif. Redites ou recettes (trop) connues (on est fan, d’habitude, c’est un fait avéré) et de l’éparpillement quand on privilégierait un resserrement des styles.

Le privilège des surdoués : album majeur par rapport à la “concurrence” mais mineur dans la discographie du duo New-Yorkais… Jusqu’à ce qu’on y succombe par nostalgie dans quelques années.

Elysian Fields (Vicious Circle)

March 19, 2014  Comments Off

MOGWAI – Rave Tapes

Visuel MOGWAI - Rave TapesChercher depuis des années à comprendre ce qu’il y a d’intimement et d’intrinsèquement écossais dans la musique de Mogwai, à l’heure des apaisements fiévreux sur disque (la “scottish guitar army” en temps de paix, en manœuvres d’intimidation), de bandes originales localisées ailleurs, d’un accent devenu neutre sur les morceaux chantés…

Dans la tension politisée autrement que sur album peut-être (les tweets de Stuart ‘@Plasmatron’ Braithwaite), la musique demeurant cet espace de liberté, de défiance, de montée de sève (rock : “Remurdered”, “Hexon Bogon”), de pudeur et de conservatisme propre aux écossais (“Heard About You Last Night”).

Dans les paysages sûrement, magnifiques, étendus, propres aux rêveries (“Blues Hour”, “No Medicine For Regret”). Aux couleurs inouïes parfois, tonalités froides ou étonnement chaudes aux crépuscules.

Dans tout l’album, en fin de compte…

Mogwai (Rock Action)

March 5, 2014  Comments Off

SPAIN – Sargent Place

Visuel SPAIN - Sargent PlaceSi ce sont une belle torpeur, une soul et un blues lents, une élégance posée et d’autres (adjectifs) qualificatifs comme lancinant, feutré ou nonchalant, qui ont jusqu’à présent fait la réputation du groupe de Josh Haden, ce sont désormais vers les petites accélérations, les emballements mesurés et les excès raisonnables qu’il faut se tourner pour les frissons, rares et légers.

“It Could Be Heaven” ou “Sunday Morning”, quelques débits de chant plus soutenus, des guitares moins policées pour donner l’impression que Spain ne refait pas le même album que le précédent The Soul Of Spain ou que le culte The Blue Moods Of Spain du siècle dernier. Des moments finalement insuffisants à redonner foi et envies.

Spain nous a appris le flottement fainéant, même son “Waking Song” final ne parvient pas à (re)dynamiser notre intérêt somnolent du moment.

Every time I try to wake / It’s time to go to sleep“. On n’aurait pas dit mieux, hélas…

Spain (Glitterhouse)

February 26, 2014  Comments Off

JIM YAMOURIDIS – The True Blue Skies

Visuel JIM YAMOURIDIS - The True Blue SkiesLeonard Cohen déguisé en bluesman, Crime and the City Solution tournant au ralenti ou une incarnation un peu moins passionnée de Nick Cave : des compagnons de style plutôt que des modèles. La musique de Jim Yamouridis s’entend en une sorte de blues international (grec d’origine, australien de passeport, français d’adoption), lent (“Slow” équivoque, pour conclure le disque) ou en swing débonnaire, mais précis (“Body of Proof”).

Lenteur propice à la majesté et l’élégance d’ornements jazzy pour un disque qui s’écoute plutôt religieusement. Lancinant, frontières tenues avec le soporifique, mais sachant varier – discrètement – les rythmes et pourvoir en mélodies plutôt charmantes (“Hey Babe”) et allant même jusqu’à reprendre le “Mireille” de Dick Annegarn, en français dans le texte, en lui donnant gravité et solennité. Petit exploit discret…

Jim Yamouridis (Microcultures)

February 16, 2014  Comments Off

FLORENT MARCHET – Bambi Galaxy

Visuel FLORENT MARCHET - Bambi GalaxySpace-opéra, titre (le septième de l’album) et concept : la transposition version futuriste du savoir-faire de Florent Marchet autrefois entendu dans le descriptif musical-social d’autres “univers”, Gargilesse (biographique), Rio Baril (fictionesque), Frère-Animal (corporate) et Courchevel (variété)... Osé, d’autres s’y sont vautré dans les grandes largeurs (S. Tellier, éminemment ridicule) mais assumé jusqu’au semblant de costume et d’esthétique synthétique. Il faut donc revoir son admiration pour Florent Marchet à l’aune de ses nouvelles propositions : simples transpositions d’instrumentations – et de vocabulaire – (“Que font les anges”, “Où étais-tu”, “Devant l’espace”...) ou voies inédites (“Héliopolis” extra-disco ou comment Daft Punk pourrait regarder vers l’avenir, “Space Opera” extrême illumination…).

Et s’avouer perplexe en attendant le retour sur terre. Louer l’ambition, l’audace et la grandeur mesurée du projet mais rester provisoirement sur le tarmac pendant le décollage. Florent Marchet a de l’avance sur nous, on ne le rattrapera peut-être pas tout de suite, il faudra sûrement des dizaines d’écoutes pour appréhender le trip. Et l’ascension…

Florent Marchet (Pias)

February 12, 2014  Comments Off

FAUVE≠ – Vieux Frères – Partie I

Visuel FAUVE - Vieux Frères Partie 1Il y a un moment très fort sur la fin d’”Infirmière” (du Granville dans le texte, le refrain) : quand le Fauve≠chanteur, après un temps de silence – qui aurait pu signifier la fin du morceau – abandonne brutalement le “parlé chanté” habituel pour enfin chanter, VRAIMENT. Chanter mal, évidemment, mais chanter comme une délivrance, avec sincérité et naïveté, un lâcher-prise brutal inattendu, coup de poing. Fort…

Avant çà, il y a des tentatives de prendre des voies annexes à celles précédemment empruntées (s’adjoindre les services d’un rappeur sur le premier morceau “Voyou”, tenter une autre voix sur “Requin-Tigre”, l’exercice de style de “Jeunesse Talking Blues”). Pour ne pas se laisser enfermer dans le carcan d’un supposé style, quand il faut passer du EP au LP. Tentatives dispensables, forcément…

L’essentiel dès le quatrième morceau (“Rag#3”, autobiographique, prophétique, annonciateur) et le suivant, cet “Infirmière” coup de cœur donc : reprendre les choses là où elles étaient restées, là où elles resteront des années encore, sûrement…

Des gimmicks déjà connus : une musique répétitive qui se défendrait pourtant seule, instrumentale, sans devoir en rougir ; un discours personnalisé, intime mais de portée universelle, et ce cocktail d’introspection collective, d’exhibitionnisme pudique, de leçons données pour soi et d’autres associations/injonctions paradoxales : bons sentiments violents, candeur cynique, poésie rude et romantisme brutalement délivré.

“De Ceux” ou “Loterie” en exemples parfaits et rageurs à “Lettre à Zoé” en version plus apaisée mais pas moins lancinante : la succession digne d’un EP difficile à surmonter, en l’occurrence. Et d’autres trucs qui marquent…

Je n’ai pas l’âge de faire les choix de Fauve≠ et plus celui de les regretter. J’ai l’âge de les trouver gauches, maladroits, hors-sujets généralement mais très pertinents parfois et touchants souvent.

Autre époque, autres mœurs : j’ai eu Diabologum, d’autres auront Fauve≠. Ils n’auront pas à en être nostalgiques, j’espère…

Fauve≠

February 4, 2014  Comments Off

RAYMONDE HOWARD – B.O. Le Lit

Visuel RAYMONDE HOWARD - B.O. Le LitUne Bande plus qu’Originale, expédiée en quinze minutes fougueuses mais fort bien contrôlées : l’impression d’entendre des démos acoustiques et polyphoniques des Sleater-Kinney, chose singulière, inattendue et, évidemment, fort étrange. Hypnotisme forcé, répétitions à outrance en formats courts, comme des miniatures punks oscillant entre l’ébauche d’hymne qui se veulent pop et le travail d’orfèvre pour concentrer mille idées sonores en dix fois moins de secondes. Bis version rock, grain de folie autant dans les textures que dans les textes, Laetitia Fournier sous pseudo fourbit avec panache un petit album qui a tout d’un grand et qui, à peine passé, repasse sans faiblir.

Raymonde Howard (We Are Unique!)

February 3, 2014  Comments Off

MICHEL CLOUP DUO – Minuit dans tes bras

Visuel MICHEL CLOUP DUO - Minuit dans tes bras24 janvier 1995, Lille. En première partie de Frank Black, il y avait cet étrange groupe toulousain dont je ne connaissais qu’un seul titre entendu, sûrement chez Lenoir, quelques semaines auparavant, “L’Art est dans la Rue”. Un morceau qui ne me plaisait pas tellement et qui ne fera finalement jamais partie de mes préférés du groupe. Ils l’avaient joué ce soir-là, je m’en souviens. Le concert m’avait surpris et marqué par sa différence avec ceux des groupes de rock indé auxquels j’avais presque exclusivement assisté ces années-là (The Sundays, House of Love, Inspiral Carpets, Ned’s Atomic Dustbin…), mais je n’avais pas été totalement convaincu (je regrette pourtant encore maintenant de ne pas avoir acheté le tee-shirt “Diabologum free-jazz” proposé sur le stand de merchandising). J’ai, depuis, eu plusieurs fois l’occasion de réviser ce jugement…

“Nous vieillirons ensemble”

Evidemment, je sais que ce morceau ne m’est pas adressé, que c’est une magnifique déclaration d’amour de Michel Cloup à sa compagne (et incontestablement une des plus belles chansons de ces dernières années)… mais ces trois mots, cette phrase simple, résument à la perfection mon rapport à la musique de Michel Cloup. Celle de Diabologum comme Bildungsroman, celle d’EXPerience (et dans une moindre mesure celle de Binary Audio Misfits et de Panti Will) pour se chercher, essayer différentes voix/voies et celle de Michel Cloup Duo aux heures des premiers bilans, aux âges auxquels on devient pères et auxquels les siens disparaissent, aux moments de doutes, d’interrogations et de certitudes sur le couple et l’amour. Notre Silence pour accompagner le deuil et l’absence, Minuit dans tes Bras pour illustrer d’autres moments, d’autres états (“Sortir Boire et Tomber”, comme on voudrait parfois pouvoir le faire, pouvoir lâcher prise sans se soucier des autres) et d’autres pincements au cœur.

“Minuit dans tes bras”

En morceau introductif martial ou en version #2 plus expansive (et avec la participation de Françoise Lebrun), les (di)visions du couple biographique (“J’ai peur de nous”) pour se prendre les siennes en pleine face. Comprendre par l’exemple que “vieillir n’est pas forcément synonyme de sagesse ou de maturité/ vieillir pousse dans des retranchements pouvant entraîner certains dysfonctionnements“, qu’il faut donc s’en accommoder, faire des conneries ou les fantasmer pour devenir plus adulte encore.

Peu de mots mais beaucoup de significations. Ainsi, peut-être, Michel Cloup écrirait des haïkus sociaux. Mis en musiques, à deux seulement (guitare, et la batterie de Patrice Cartier), ils donnent paradoxalement parfois l’impression d’immensité, de tensions, ferveurs, puissances, oppressions, intensités et fascinations que peu d’autres arrivent à retranscrire avec pourtant plus de moyens. J’ai beaucoup écouté Slint, il est au-delà désormais…

24 janvier 2014, dix-neuf ans après. Nous vieillirons ensemble, donc. C’est écrit, c’est ce qui compte et qui rassure…

 

Michel Cloup (Ici d’Ailleurs)

January 24, 2014  Comments Off

Chevillardisme

On ne m’otera pas de l’idée que le solo de saxo est toujours rigoureusement le même.

Eric Chevillard, Le Désordre Azerty

January 21, 2014  Comments Off

ASGEIR – In The Silence

Visuel ASGEIR - In The SilenceCousin ou descendant islandais du norvégien Thomas Dybdahl, assurément, les deux musiques étant aussi intimement liées que l’histoire de leurs pays respectifs.

Du groove scandinave donc, plus swinguant certes (ce “King And Cross” tout en séduisants anachronismes électro) et avec une voix qui sait bien rappeler celle de Justin Vernon et un jeu de guitare qui évoque celui de José Gonzalez. De l’élégance donc, un brin de folie dans ce que le classicisme du genre a de plus distingué à offrir.

Album en version anglaise, la déclinaison préalable en islandais, auréolée de louanges, devant être sûrement autant appréciable que celle destinée à conquérir des cœurs fragiles aux émotions du Nord.

 

Asgeir (One Little Indian)

 

January 19, 2014  Comments Off

SARAH NEUFELD – Hero Brother

Visuel SARAH NEUFELD - Hero brotherUn violon, uniquement, ou presque, celui qui donne l’esprit festif à Arcade Fire, ici dans son autre élément, plus proche des atmosphères contemporaines, chercheuses et exigeantes que des bals folks géants et à paillettes discos. L’accompagnement de Nils Frahm sur deux morceaux et ses enregistrements in situ à Berlin, avec les bruits d’ambiance comme instruments supplémentaires : “Forcelessness”, magnifique, ainsi… L’entêtant morceau éponyme, minimaliste en notes mais riche en sensations, le très délicat “They live on” et son chant de loin, les autres morceaux arides en surface mais soyeux dès qu’on s’y abandonne. Effets celtiques en tentations, mais vite dynamités au profit d’autres répétitions et hypnotismes non lassants. Tout un art de l’instrument(ation), Constellation évidemment…

Sarah Neufeld (Constellation)

January 8, 2014  Comments Off

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